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Présence de plantes aquatiques dans le lac Blue Sea

PlanteAqua01- Le problème soulevé
- Méthodologie
- Nature de la plante
- Comment combattre la prolifération
- Permis
- Surveillance

_________________________

Le problème soulevé

Des résidents du lac Blue Sea ont fait part de leurs inquiétudes à l'Association à l'égard de la présence de plus en plus abondante et désagréable de plantes aquatiques près des rives du lac. La présente est le fruit des recherches effectuées à ce jour pour identifier ces plantes aquatiques et sur ce qu'il faut faire pour en éviter la prolifération.

Méthodologie

Pour trouver réponse aux questions soulevées à l'égard des plantes observées dans le lac, les représentants de l'Association ont consulté des personnes-ressources de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, des municipalités, de l'ABV des 7 et du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). Les échanges ont porté sur les aspects biologiques, environnementaux et juridiques.

masquinongéNature de la plante

La plante en question est de la famille des potamots. Il en existe plus d'une sorte (environ 90 espèces selon Wikipédia); pour confirmer la nature exacte des plantes observées, il faudrait des photos plus précises des feuilles. Cependant, comme tous les membres de cette grande famille de plantes aquatiques partagent plusieurs caractéristiques communes, on peut d'ores et déjà tirer certaines conclusions. Le potamot est une plante indigène. Cette plante sert d'abri et de nourriture pour la faune aquatique. Elle se retrouve en bordure d'un lac jusqu'à environ 3 m de profondeur.

PlanteAqua03

Comme la plante exotique myriophylle, elle se reproduit de diverses façons, ce qui explique pourquoi elle peut facilement devenir envahissante; ce sont :

  • par fragmentation (on peut la couper et elle se reproduira tout comme le myriophylle à épi);
  • par son rhizome (une tige modifiée avec réserves nutritives qui pousse le long et en dessous de la surface du sol et qui produit des racines et des pousses réparties irrégulièrement sur toute sa longueur);
  • par dispersion de ses graines.

Comment combattre la proliférationFlèche haut bouton

Pour diminuer sa prolifération, il faut réduire l'apport en phosphore dans le lac. Facile à dire mais plus difficile à réaliser; c'est le grand défi de l'Association! Tout d'abord, il faut identifier et éliminer dans la mesure du possible les sources de phosphore possibles près de la rive et les conditions qui en facilitent l'arrivée dans le lac (engrais, compost, fosse septique, ruissellement, bande riveraine sans végétaux, etc.) Il faut être conscient du fait que les effets ne seront pas instantanés mais que l'élimination des sources de phosphore demeure la seule option valable pour régler ce problème de prolifération.

Entre temps, compte tenu de son aptitude à se disperser par fragmentation, comme le myriophylle, il faut informer les conducteurs de bateau d'éviter de passer dans les plantations pour ne pas déchiqueter les plantes avec les hélices ou les turbines des embarcations. Enfin, tous les baigneurs, pêcheurs et autres usagers du lac doivent être très conscient du fait que si on le coupe, on amplifie le problème tout comme avec le myriophylle à épi. Si cela se produit accidentellement, il est souhaitable de recueillir tous segments.

Permis

Pour toute intervention dans la bande littorale si minime soit-elle, il faut obtenir un permis de la municipalité et possiblement un autre du MDDEP. Dans ce dernier cas, la demande d'autorisation doit émaner d'un organisme ou d'un regroupement d'individus ayant obtenu l'accord des propriétaires riverains (ex. : association sans but lucratif, entreprise, municipalité, etc.) Pour plus d'information à ce sujet, les documents suivants du MDDEP peuvent être utiles :

  • « Contrôle des plantes aquatiques et des algues » présente le cadre législatif, réglementaire et méthodologique pour toute intervention de gestion ou régulation d'une prolifération excessive de plantes aquatiques et d'algues.
  • L'annexe 1, « Aide-mémoire, contrôle des plantes aquatiques des algues » donne une idée de ce qui est nécessaire pour une demande d'autorisation d'intervention.
  • L'annexe 2 « Méthodes de contrôle des plantes aquatiques et des algues », offre une synthèse de méthodes de contrôle des plantes aquatiques et des algues déjà proposées sur le marché. Comme on le précise en introduction, « le Ministère n'entérine pas les différentes méthodes qui sont présentées... » Il s'agit d'une aide à l'analyse des projets soumis au Ministère. Les informations servent à caractériser l'acceptabilité des méthodes proposées.

SurveillanceFlèche haut bouton

Il ne semble pas y avoir de solution à la fois simple et efficace au problème de prolifération des plantes aquatiques de la famille des potamots. Par ailleurs, certaines des personnes consultées se demandaient si, à l'été 2012, le niveau d'eau particulièrement bas du lac n'a pas eu comme effet de faire apparaître une plus grande partie des herbiers de cette plante aquatique laissant croire ainsi à une prolifération accrue.

Quoiqu'il en soit, il serait intéressant de pouvoir documenter l'évolution des herbiers d'une année à l'autre. À cet égard, l'équipe du Réseau de surveillance volontaire des lacs (RSVL) est à préparer un protocole de suivi; l'Association informera ses membres dès sa parution et la présente page du site sera modifiée en conséquence. Entre temps, chose certaine, il sera toujours utile de relever les coordonnées géographiques (idéalement par GPS ou par rapport à des points fixes comme un chalet, un quai ou autre), le périmètre, la superficie, la densité et la profondeur des herbiers.

PlanteAqua04

Des photos seraient également utiles; à cette fin, l'Association dispose d'un appareil étanche pour photos sous l'eau qui pourrait être prêté aux intéressés. Idéalement, les relevés se feraient à la même époque chaque année; ce pourrait être au début du mois d'août.

Mise en garde

En dernier lieu, tous les experts consultés étaient d'accord sur le point suivant : si on élimine le potamot, il risque d'être remplacé par le myriophylle à épi, un problème encore plus important à résoudre.

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